Ce vendredi 4 avril, le syndicat des chauffeurs de gros porteurs du Tchad a exprimé sa vive désapprobation face à la nouvelle décision de la Mairie de N’Djamena. Celle-ci limite l’accès des poids lourds à la ville entre 23 heures et 6 heures du matin. Une restriction que les chauffeurs jugent dangereuse, dénonçant notamment un manque criant de sécurité durant les heures nocturnes.
“Nous ne sommes pas en sécurité la nuit”
Mahamat Saleh, secrétaire du syndicat, pointe du doigt l’absence de postes de sécurité sur le trajet des transporteurs. “Du corridor Ngueli jusqu’au pont à double voie, il n’y a aucun poste de sécurité fiable”, regrette-t-il.
Il accuse également les forces de l’ordre d’extorsions régulières sans réelle protection offerte en retour. Pour lui, les chauffeurs jouent un rôle vital dans l’économie du pays et méritent une prise en compte sérieuse de leurs conditions de travail.
Une demande de concertation et d’organisation
Le syndicat appelle à une concertation entre la Mairie et les représentants des chauffeurs pour trouver une solution équilibrée. Il propose que les poids lourds puissent accéder à la ville après 16h ou 20h, une période jugée plus sûre.
“Nous transportons des marchandises valant des millions. Il est inconcevable de les laisser exposées durant la nuit”, insiste Mahamat Saleh.
Menace de grève en cas d’inaction
Le ton se durcit : en l’absence de dialogue et de garanties de sécurité, les chauffeurs menacent de suspendre leurs activités pour une durée indéterminée. “S’il n’y a pas de solution, nous allons cesser les activités”, avertit le syndicat, déterminé à faire entendre sa voix dans une capitale qui dépend largement du transport routier pour son approvisionnement.