Le 25 mars 2025, l’unité de Gestion du Grand Écosystème Fonctionnel de Zakouma a alerté le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable sur un cas de braconnage impliquant deux femelles rhinocéros.
Une découverte macabre
Dans la matinée du 25 mars, l’équipe de surveillance aérienne du parc de Zakouma avait repéré les deux rhinocéros en pleine nature. Cependant, dans la soirée, une première carcasse a été découverte près de la mare Kindi, à proximité de la périmétrale sud du parc.
Le lendemain matin, à 6h30, une seconde carcasse a été retrouvée à environ 200 mètres de la première.
Alertée immédiatement, la surveillance aérienne a transmis les coordonnées des carcasses à la salle des opérations, permettant ainsi l’intervention rapide d’une équipe terrestre. Sur place, les agents ont constaté avec effroi que les trophées des animaux avaient été prélevés, confirmant un braconnage organisé.
Une traque intense des braconniers
Face à cet acte criminel, les autorités ont déployé un dispositif de recherche pour traquer les coupables. Plusieurs moyens sont mobilisés :
• Surveillance aérienne sur les zones de Zakouma, Aouk et Siniaka.
• Intervention des équipes de Lutte Anti-Braconnage et du Secteur Faune.
• Mobilisation des forces de défense et de sécurité des provinces du Salamat et du Guéra.
Les autorités locales ont également été informées afin de renforcer la vigilance et sécuriser les alentours du parc.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable condamne fermement cet acte de destruction d’une espèce intégralement protégée, dont la présence sur le territoire tchadien était déjà extrêmement fragile.
Dans ce contexte, le gouvernement appelle la population à collaborer et à signaler toute présence suspecte autour du parc national de Zakouma. La traque des braconniers est une priorité absolue, et tout sera mis en œuvre pour les traduire en justice et leur faire répondre de leurs actes.
La protection de la faune et de la flore est une responsabilité commune. Il est impératif de préserver ces espèces emblématiques pour les générations futures.