Ce lundi 29 décembre, le Festival Dary a vibré sous les pas cadencés de la délégation de l’Ennedi Ouest. À travers une série de démonstrations spectaculaires, la province septentrionale a conquis un public cosmopolite et massif, venu s’imprégner de la richesse d’un terroir où la danse est bien plus qu’une distraction : c’est un langage identitaire.
Les festivités ont débuté par des chants en langue Zakhawa, portés par des voix féminines et accompagnés de danses mixtes. Sous les youyous et les ovations nourries des autorités et des visiteurs, la démonstration du Wadifira a marqué les esprits, illustrant avec émotion les réalités quotidiennes et l’histoire des communautés locales.
Le point d’orgue de cette présentation a sans doute été la danse Toss. Ce rituel sacré, central lors des grandes cérémonies et des dots, symbolise le courage et l’harmonie avec l’environnement désertique. Dans une effervescence collective, les danseurs ont exécuté des sauts rythmés, brandissant leurs attributs traditionnels pour affirmer leur fierté culturelle.
La solidarité était également à l’honneur avec la danse Tétélé, véritable hymne à la cohésion sociale, ainsi que le Deytos, une danse de bravoure célébrant la force morale et la résistance.
Ces performances ne sont pas de simples divertissements ; elles rappellent que l’Ennedi Ouest est une terre d’histoire, riche de valeurs transmises de génération en génération.
En clôturant cette prestation magistrale, l’Ennedi Ouest a prouvé, s’il en était besoin, qu’elle n’est pas une terre aride en culture. Sa participation au Festival Dary confirme l’importance de préserver et de valoriser ce patrimoine immatériel, témoin d’une identité tchadienne plurielle et dynamique.


