À Goz-Beïda, cœur battant de la province du Sila, les troupes civiles, communautaires et institutionnelles affûtent déjà leurs armes contre deux vieilles ennemies de la santé publique : la poliomyélite et la rougeole. À l’approche de la campagne de vaccination prévue du 5 au 11 décembre, couplée à la supplémentation en albendazole et en vitamine A, une réunion de plaidoyer et de mobilisation sociale a rassemblé un large éventail d’acteurs locaux.
Présidée par le délégué général du gouvernement auprès de la province, le général de division Sadick Siboro Dinga, cette rencontre a fédéré autorités administratives, chefs traditionnels, responsables religieux, ONG nationales et internationales, acteurs de la société civile ainsi que groupements féminins. Une véritable mosaïque d’engagement, convoquée autour d’un même mot d’ordre : réussir la campagne sans laisser un seul enfant en marge.
Dans une allocution limpide, le Dr Issa Fadjaré, délégué provincial de la santé publique et de la prévention, a rappelé les enjeux vitaux de l’opération. Il a exhorté chaque acteur à s’investir pleinement pour garantir une mobilisation maximale sur le terrain.
Le général Siboro Dinga, lui, a lancé un appel vibrant aux leaders communautaires et aux organisations locales : redoubler d’efforts, sensibiliser sans relâche et porter le message jusque dans les villages les plus reculés. Car, martèle-t-il, « la réussite de cette campagne repose sur l’unité de tous ».
Une mobilisation qui, déjà, donne le ton d’un Sila déterminé à faire barrage aux maladies évitables.


