Dans les marchés de N’Djamena et un peu partout dans les provinces, il est courant de voir des bouteilles plastiques mises en vente à des prix variant entre 25 et 50 francs CFA. Précédemment utilisées pour de l’eau, du jus ou des boissons gazeuses, ces bouteilles sont récupérées, nettoyées sommairement, puis revendues pour une seconde vie : du jus d’oseille, de l’eau fraîche ou d’autres boissons faites maison.
Cependant, cette pratique suscite de nombreuses inquiétudes en matière d’hygiène. Mal lavées et manipulées sans précaution, ces bouteilles passent entre plusieurs mains et sont souvent réutilisées à maintes reprises. Le plastique, déjà affaibli par un usage prolongé ou une exposition au soleil, peut libérer des substances toxiques, sans compter les germes qui peuvent résister à un simple rinçage.
Malgré ces risques, ces contenants demeurent prisés pour leur coût abordable, notamment auprès des petits commerçants et des vendeurs ambulants. Toutefois, l’absence de régulation stricte et de contrôle sanitaire pose un véritable problème de santé publique. Face à cette situation, les autorités sanitaires sont appelées à agir rapidement pour sensibiliser la population et mettre un terme à cette pratique dangereuse mais banalisée.
Il est impératif qu’une intervention proactive soit menée pour protéger la santé des consommateurs et garantir un environnement commercial plus sûr.


