Comme à l’accoutumée, pendant le mois saint de Ramadan où les fidèles musulmans se mobilisent pour faire des provisions, les prix des produits alimentaires de première nécessité connaissent une augmentation spectaculaire, difficile à expliquer.
En effet, dans le souci de savoir les réalités sur le terrain, nous avons fait un tour dans quelques marchés de la capitale.
Rencontrée au marché de Dembé, une cliente visiblement fatiguée et désespéré s’indigne : « Franchement on ne sait plus quoi faire. Tout est cher sur le marché et nous n’avons pas les moyens suffisants pour nous approvisionner. Si l’Etat ne fait rien pour soulager, nous allons souffrir davantage. On ne sait comment tenir. En tout cas Dieu seul sait. »
Sur le marché, le sac du sucre de 50 kg coûte entre 37 500 et 40 000 francs, le sac du riz de 25kg passe de 15 à 16.500francs, le bidon d’huile de 5 litres coûte aujourd’hui 7500fancs, le paquet de Spaghetti passe de 8000 à 10 mille francs, le koro d’arachide avoisine les 2000 mille francs.
Même constat au marché à mil et d’habena. Les clients, impuissants, n’ont que les yeux pour pleurer. Ils déplorent la flambée des prix des denrées de première nécessité.
Les commerçants, quant à eux, se défendent en accusant l’augmentation des prix à la base et la douane.
« Ils nous accusent d’augmenter les prix des articles à l’approche du Ramadan. Or, cela ne vient pas de nous. Le problème c’est depuis l’importation. Les prix sont augmentés depuis là bas et nous ne pouvons pas vendre à perte », a expliqué un commerçant.
Certains commerçants disent ne rien comprendre le fait que les produits fabriqués localement soient vendus au même prix que ceux importés.
« Même le sucre et l’huile produits au Tchad nous reviennent au même prix de ceux qu’on importe depuis le Soudan et autres pays »,’ a indiqué un commerçant.
Face à cette situation, la population appelle le Gouvernement à travers le Ministère de Commerce à faire quelque chose afin de soulager les ménages.