La province du Sila fait face à une montée alarmante de l’insécurité, marquée par des braquages à main armée qui se multiplient dans ses différents départements. Les populations vivent dans la peur, et plusieurs civils ainsi que des militaires ont perdu la vie ces derniers mois.
Le 29 mars dernier, trois jeunes d’une même famille ont tragiquement été abattus au village d’Ajdob, situé à quelques kilomètres de Kerfi, dans le département de Kimiti. Selon le témoignage de Brahim Iné, frère des victimes, les quatre frères circulaient à moto non loin d’une montagne lorsque des individus armés ont ouvert le feu sur eux avant de s’enfuir vers la frontière. Ces assaillants sont apparemment originaires de la même localité.
Le même jour, un véhicule de marque Toyota a été attaqué par des malfrats à Abkar, une localité du département d’Abdi. Selon une source locale, plus de cinq coupeurs de route lourdement armés ont intercepté un véhicule commercial revenant d’un marché hebdomadaire à Seriré, non loin d’Abkar. Ils ont dérobé une somme d’argent, des téléphones et divers effets personnels avant de prendre la fuite dans une direction inconnue.
Le 18 mars, un commandant de la Garde Nationale et Nomade du Tchad (GNNT) a été tué lors d’un braquage dans la sous-préfecture de Mogororo. D’après des informations recueillies, le commandant a été abattu et son garde du corps blessé par des coupeurs de route alors qu’ils se dirigeaient de Mogororo vers Machborgo pour une patrouille. Ils sont tombés dans une embuscade tendue par des malfrats. Cet incident tragique s’est déroulé dans le département d’Addé, où cette zone est devenue un terrain fertile pour les attaques armées. La population appelle à la vigilance et demande instamment aux autorités de renforcer la sécurité.
La situation devient critique et nécessite une attention immédiate pour protéger les citoyens et restaurer un climat de sécurité dans la province du Sila en particulier mais dans toutes les autres provinces de manière générale.