La localité de Doroti, située à 35 kilomètres de Goz Beïda, est en deuil. Dans la nuit du 7 janvier 2026, une jeune mère de 22 ans a succombé aux coups de son époux. Un drame qui suscite l’indignation et relance le débat sur les violences basées sur le genre dans la province.
Le scénario décrit par les premiers éléments de l’enquête fait état d’une violence extrême. Le suspect, de retour d’un séjour de cinq jours auprès d’une seconde épouse à Zabout, aurait engagé une dispute conjugale qui a rapidement dégénéré.
Selon les rapports, l’homme a fracturé le bras de sa victime avant de l’étrangler mortellement, laissant derrière elle deux orphelins, dont un nourrisson de huit mois.
Grâce à la réactivité des gendarmes de Zabout, le suspect a été rapidement appréhendé. Si l’homme a d’abord tenté de nier les faits, il a fini par passer aux aveux lors de son interrogatoire. Il est désormais placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Goz Beïda, dans l’attente de son procès.
Aussitôt informé par le sous-préfet de Goz Beïda rural, le Délégué de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance et de la Solidarité Nationale, le Dr Mahadi Saleh, s’est rendu sur les lieux. Accompagné du Chef de Canton Wadi-Habil I, M. Nassour Mahamat, le Délégué a présenté ses condoléances à la famille éplorée.
Au-delà du soutien moral, une aide matérielle et financière d’urgence a été débloquée pour couvrir les besoins immédiats du nourrisson et soutenir la logistique des funérailles.
Le Dr Mahadi Saleh a fermement condamné cet « acte barbare ». Il s’est engagé personnellement à suivre l’évolution de la procédure judiciaire afin qu’une peine exemplaire soit prononcée. Le Délégué a également réitéré la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre (VBG) dans les zones rurales de la province du Sila, tout en assurant un suivi de proximité pour les deux orphelins.


