Lancé en 2013 sous l’égide du défunt Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno, un ambitieux programme de développement devait métamorphoser Goz-Beïda, chef-lieu de la province du Sila. Ce vaste ensemble de projets présidentiels prévoyait la construction d’infrastructures majeures entre autres : un stade omnisports, des centres de santé, des lycées techniques, des locaux administratifs (préfecture et sous-préfecture), des logements sociaux, un hôpital provincial, une résidence présidentielle, ainsi qu’un marché moderne.
Ces ouvrages étaient censés alléger la pression sur une ville cruellement en manque d’infrastructures.12 ans plus tard, le constat est amer : les travaux sont à l’arrêt. Les structures, restées inachevées, sont désormais livrées aux effets du temps et à une dégradation naturelle rapide. Face à cette situation de blocage, le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Sila (DGGP), le général de division Sadick Siboro Dinga, a mené une visite de terrain.
Accompagné des délégués provinciaux et des chefs de service déconcentrés de l’État, il a inspecté l’ensemble des chantiers à l’arrêt. Cette démarche a pour but de constater l’état des lieux et plaider fermement pour la reprise des travaux. Au terme de la visite, le DGGP a exprimé son indignation face à l’immobilisme : « Ces infrastructures étaient censées améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Il est impératif de relancer ces projets pour répondre aux besoins pressants de la population. »
Sadick Siboro Dinga a lancé un appel direct aux entreprises concernées pour qu’elles reprennent et finalisent les travaux. En attendant une réponse favorable et la relance effective des chantiers, la population de Goz-Beïda continue d’espérer que ces structures inachevées deviendront, un jour, les symboles concrets d’une renaissance tant attendue.


