Un scandale financier éclate au Bureau National de Fret Terrestre (BNFT), impliquant des détournements de fonds majeurs. Alors que les investigations confirment les irrégularités, le Directeur Général, Saleh Youssouf Erda, se retrouve au cœur d’une offensive médiatique visant à ternir son image et à le faire passer pour responsable des manquements financiers, détournant ainsi l’attention des véritables auteurs des faits. Après une première enquête avortée en raison de soupçons de corruption, une deuxième investigation a confirmé les irrégularités, et les mis en cause ont reconnu les faits.
Selon Ousman Mamadou Affono, Directeur des Investigations et du Contentieux à l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), les investigations ont mis en évidence des opérations d’encaissements pour lesquelles aucun versement dans les caisses du BNFT n’est justifié. Les montants détournés dépassent largement les dotations budgétaires des structures bénéficiaires : 7.454.265.000 FCFA à Douala, 589.485.600 FCFA à N’Gaoundéré et 644.979.000 FCFA à Massakory et Faya, respectivement pour les agences concernées.
Alors que les responsables impliqués ont reconnu les faits lors de la deuxième enquête et doivent rembourser les fonds spoliés, ils envisagent de porter plainte et orchestrent actuellement une campagne médiatique contre le DG, cherchant à lui faire endosser la responsabilité du scandale. Cette stratégie de diversion interroge sur la profondeur des réseaux de protection dont certains responsables publics pourraient bénéficier.
L’AILC, pour sa part, promet de poursuivre les investigations jusqu’au bout afin que justice soit rendue et que les milliards détournés soient restitués, tout en rappelant que la lutte contre la corruption reste une priorité nationale.


