La ville de Sarh est sous le choc après la disparition tragique d’une enseignante. Ce drame met en lumière les activités d’un groupe religieux local et ravive les inquiétudes liées aux dérives sectaires dans la province du Moyen-Chari.
Souffrante, la victime avait quitté son domicile familial pour rejoindre une communauté installée à la périphérie de la ville, connue sous le nom de l’« église de Moïse ». Malheureusement, cette quête de guérison spirituelle a viré au drame. Pour ses proches, la responsabilité de ce groupe dans la dégradation de son état de santé et son décès ne fait aucun doute.
Face à l’émoi suscité par l’affaire, les autorités militaires se sont rendues sur place. Si le leader de la communauté a d’abord refusé de s’exprimer devant la presse, la pression des forces de sécurité a permis de lever une partie du mystère. Un adepte a finalement révélé que le mouvement, dirigé par un certain Noubaramadji Moïse, se nomme officiellement « Les Élus de Dieu ».
Ce fait divers tragique révèle les règles de vie radicales imposées au sein de cette congrégation. Selon plusieurs témoignages, le groupe prônerait un isolement social strict. Les fidèles seraient incités à rompre avec leur vie passée : des fonctionnaires auraient été poussés à la démission et des élèves encouragés à abandonner les bancs de l’école pour se consacrer exclusivement aux préceptes de l’église.
La justice cherche désormais à établir les faits. Tandis que le corps de l’enseignante a été transféré à la morgue, Noubaramadji Moïse et plusieurs de ses disciples ont été interpellés. Ils étaient entendus à la brigade de recherches de Sarh pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ce décès.


