Le prestigieux magazine National Geographic vient d’inscrire le Parc national de l’Akagera parmi les 25 destinations incontournables à visiter en 2026. Une reconnaissance qui consacre non seulement les prouesses du pays des Mille Collines en matière de conservation, mais aussi la montée en puissance de son secteur touristique.
Nichée à l’est du Rwanda, à la lisière de la Tanzanie, la savane d’Akagera déroule ses collines dorées et ses plaines ponctuées de lacs où s’ébattent lions, éléphants, girafes et plus de 500 espèces d’oiseaux. Jadis meurtri par le braconnage et la déforestation des années 1990, le parc a connu une renaissance spectaculaire sous la houlette du Rwanda Development Board (RDB) et de l’organisation African Parks.
La réintroduction des rhinocéros en 2021, puis l’arrivée de 70 autres en mai 2025, ont achevé de faire d’Akagera un sanctuaire modèle en Afrique.Aujourd’hui, ce joyau écologique attire près de 50 000 visiteurs par an, séduits par une expérience de safari intime, loin du tumulte du Serengeti tanzanien ou du Masai Mara kényan.
De nouveaux camps comme Wilderness Magashi au nord et le rénové Karenge Bush Camp au sud viennent parfaire ce tableau de nature et de luxe.Cette distinction intervient alors que le Rwanda vise haut : après avoir engrangé 647 millions de dollars de revenus touristiques en 2024, le pays ambitionne de dépasser la barre des 700 millions en 2025, cap vers 1,1 milliard à l’horizon 2029. Akagera, plus qu’un parc, devient ainsi le symbole d’un Rwanda qui réinvente le tourisme africain – durable, audacieux et fier de sa nature retrouvée.


