Le président kényan William Ruto, également président en exercice de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC), a affirmé que le processus conjoint SADC-EAC pour ramener la paix dans l’est de la RD Congo ne s’oppose ni à l’accord de Washington ni à la déclaration de Doha. Au contraire, il vise à fédérer toutes les initiatives dans un cadre africain coordonné.
« Les progrès réalisés grâce à cette initiative africaine offrent un cadre solide pour aligner l’Accord de Washington et l’Accord du Qatar au sein d’une approche continentale unifiée », a déclaré Ruto sur son compte X, à l’issue du sommet conjoint SADC-EAC tenu le 1er août. Le sommet, élargi aux facilitateurs de l’Union africaine (UA), a décidé de fusionner les structures et secrétariats techniques des trois organisations pour une meilleure efficacité opérationnelle, sous la direction de la Commission de l’UA basée à Addis-Abeba.
Un sommet extraordinaire virtuel est prévu dans les jours à venir pour valider ces résolutions. Il a également été recommandé de mobiliser d’urgence des ressources pour l’aide humanitaire, tout en appelant les initiatives extérieures à se conformer au cadre africain. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, a été mandaté pour relayer ces décisions aux États concernés.
Ce renforcement régional intervient alors que deux initiatives internationales majeures –l’accord de paix entre Kinshasa et Kigali, sous médiation américaine, et la déclaration de principes signée à Doha entre Kinshasa et les rebelles du M23– peinent à produire des effets concrets sur le terrain.
Les engagements pris tardent à être respectés, menaçant le calendrier initial qui prévoit une reprise des discussions le 8 août et la signature d’un accord global le 17 août. Face à l’impasse, l’Afrique entend reprendre la main et imprimer sa propre dynamique.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


