Dans un discours empreint d’émotion devant les députés, Vital Kamerhe a officialisé sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale. Il a affirmé avoir agi « porté par l’amour de la patrie », rappelant son rôle dans « l’avènement d’une alternance pacifique en faveur de Félix Tshisekedi ».
Le leader politique s’est dit fier d’avoir œuvré pour la refondation de l’État aux côtés du chef de l’État, tout en regrettant que les débats sur la destitution de membres du bureau aient éclipsé les véritables priorités du pays.
« Ces défis sont ceux qui cristallisent les attentes du peuple et donnent à l’action politique toute sa substance patriotique », a-t-il souligné.
Kamerhe a insisté sur son engagement de longue date pour la paix et l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
Sans amertume, il a lancé un appel à la cohésion nationale : « Je ne nourris ni colère ni ressentiment… Mon cœur s’efforce d’entretenir l’amour fraternel et de cultiver les vertus du pardon. »
En quittant ses fonctions, il a exhorté les Congolais à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale, et à poursuivre le progrès social et économique du pays.


