À Kinshasa, l’atmosphère politique est électrique ce lundi 22 septembre 2025. Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, joue une partie cruciale de sa carrière politique. Lui et quatre autres membres de son bureau sont visés par des pétitions réclamant leur destitution, sur fond d’accusations de gestion opaque et d’entrave au contrôle parlementaire.
Depuis plusieurs jours, une commission spéciale composée de 22 députés, dirigée par Peter Kazadi, a auditionné les pétitionnaires ainsi que les mis en cause. Kamerhe lui-même a comparu devant cette instance le 19 septembre. Mais le processus est contesté. Son parti, l’UNC, dénonce des irrégularités dans les listes de signataires : doublons, noms fictifs ou signatures non valides.
Malgré ces polémiques, la procédure suit son cours. Un vote à bulletin secret est prévu ce lundi en plénière. L’issue reste incertaine. En cas de maintien, Vital Kamerhe verrait son autorité renforcée et son alliance avec le président Félix Tshisekedi consolidée. En cas de destitution, ce serait un bouleversement majeur dans les équilibres internes de la majorité présidentielle et une secousse politique à l’approche des prochaines échéances.
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Le pays retient son souffle, car le sort de l’un des poids lourds de la scène politique congolaise pourrait se jouer en quelques heures.


