Le gouvernement congolais franchit une étape clé vers la généralisation des soins de santé. Lors d’un briefing organisé ce lundi 14 juillet 2025, le ministre de la Santé, Dr Roger Kamba, a annoncé l’instauration d’une taxe de 2 % sur tous les produits importés, à l’exception des denrées alimentaires agricoles. Cette mesure vise à alimenter un fonds dédié au financement de la couverture santé universelle (CSU), une réforme pilotée par le chef de l’État.
Jusqu’ici, la gratuité de la maternité, première phase de cette réforme, reposait sur les ressources du Trésor public. Mais le ministre a reconnu que les contraintes budgétaires liées à la guerre dans l’Est avaient compromis la régularité des paiements, mettant en péril les prestations médicales.
Pour garantir la pérennité du dispositif, deux nouvelles sources de financement seront activées : la taxe sur les importations, d’une part, et une cotisation santé de 2,5 % sur les salaires, couplée à une revalorisation du SMIG à 130 USD, d’autre part. Ces contributions seront encadrées par des décrets en cours de finalisation.
Selon le Dr Kamba, « cette réforme est un tournant ». Désormais, les hôpitaux pourront fonctionner de manière stable, sans dépendre de financements extérieurs ou irréguliers. Un signal fort pour les familles congolaises : l’accès aux soins devient une priorité nationale, financée par la solidarité collective.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


