La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape vers la souveraineté industrielle avec le lancement d’un partenariat entre l’État congolais et la société privée Buenassa. Objectif : transformer localement le cuivre et le cobalt, deux piliers stratégiques de l’économie mondiale et de la transition énergétique.
Fini l’exportation brute à faible valeur ajoutée : la RD Congo veut désormais raffiner ses propres ressources sur son sol. Soutenu à hauteur de 3 millions de dollars par le Fonds de promotion de l’industrie (FPI), ce projet prévoit la construction d’une raffinerie dans le Lualaba, avec une capacité annuelle de 120 000 tonnes de cathodes de cuivre ultra-pures et 30 000 tonnes de sulfate de cobalt.
À cela s’ajoute une étude de production de cobalt métal, clé pour les marchés des batteries et de la défense. Avec une participation directe de l’État dans le capital de Buenassa et la création d’un conseil d’administration mixte public-privé, le projet s’inscrit dans une logique de gouvernance partagée, d’emplois qualifiés, de transfert de compétences et de coopération internationale.
Une ambition forte pour faire de la République démocratique du Congo non plus seulement un pays riche en minerais, mais un acteur majeur de leur transformation.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


