La capitale congolaise refuse désormais de s’enliser dans ses ordures. Le mardi 28 octobre 2025, s’est ouvert à Kinshasa le Forum économique pour l’assainissement durable, un rendez-vous de trois jours qui réunit acteurs publics, privés et partenaires internationaux autour d’une même préoccupation : faire de la propreté urbaine un moteur de développement.
Soutenu par l’ambassade des Pays-Bas, ce forum veut déclencher une dynamique nouvelle, à la fois citoyenne et entrepreneuriale. « Moi, je suis Kinois, je vis à Kinshasa. Mais comment peut-on avoir une ville aussi sale ? », s’est indigné Laurent Muzemba, directeur général du FOGEC, en appelant à un sursaut collectif.
Même son de cloche du côté des partenaires : pour Jennyfer Imperator, ambassadrice adjointe des Pays-Bas, « l’assainissement, concrètement, c’est vous ». Quant à Jessica Webe, du UN Global Compact, elle y voit « un appel à l’action, une plateforme pour repenser l’assainissement comme levier de développement, d’emploi et de dignité ».La représentante de la ville, Melia Bosiki, a insisté sur un changement de mentalité : « Si tu finis ta bouteille d’eau et qu’il n’y a pas de poubelle, mets-la dans ton sac.
Il faut arrêter de jeter par terre ».Kinshasa affiche déjà quelques signaux de volonté : le site d’enfouissement de Mpasa a été récupéré, et 100 camions sur les 300 commandés pour la collecte des déchets sont déjà opérationnels. Un début de renouveau pour une capitale qui aspire enfin à respirer.

