L’ancien président kényan, Uhuru Kenyatta, facilitateur du Processus de Nairobi, a présenté un rapport actualisé sur la crise sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Ce document a été remis aux secrétariats de l’Union africaine (UA), de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), alors que la région est secouée par une recrudescence des affrontements armés.
Avec environ 3 000 morts en moins d’une semaine à Goma et l’avancée inquiétante des rebelles du M23, alliés à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), les initiatives africaines comme les Processus de Nairobi et de Luanda apparaissent comme des solutions essentielles pour apaiser la situation. Kenyatta a insisté sur la complémentarité de ces deux cadres diplomatiques et leur rôle dans la recherche d’une paix durable.
Une crise qui s’aggrave malgré les efforts diplomatiques
Le facilitateur a rappelé que seule une coordination étroite entre les négociations bilatérales entre la RDC et le Rwanda et un dialogue structuré en interne permettrait d’aboutir à une désescalade. Malgré des avancées notables jusqu’en 2023, le processus a été ralenti par les élections congolaises et le retrait des forces kényanes de l’EACRF, ouvrant la voie à une nouvelle montée de la violence.
Alors que les rebelles du M23 ont repris plusieurs localités stratégiques, dont Goma, Minova et Nyabibwe, les prochaines rencontres régionales, notamment le sommet conjoint SADC-EAC à Dar es Salaam les 7 et 8 février 2025 et la 37ᵉ session ordinaire de l’UA, seront cruciales pour relancer les efforts de médiation. Uhuru Kenyatta réaffirme que la solution au conflit congolais doit être africaine, reposant sur le dialogue et la coopération régionale, afin d’éviter une escalade incontrôlable du conflit.