Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de mettre en place des exonérations fiscales et parafiscales en faveur du Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC) afin d’assurer la réussite du projet des Cantines Communautaires. Cette initiative, présentée comme un pilier du deuxième engagement de son quinquennat, vise à protéger le pouvoir d’achat des Congolais dans un contexte marqué par la flambée persistante des prix des produits de première nécessité.
Expérimenté à Kinshasa, le projet pilote a montré des résultats encourageants, confirmant la pertinence du mécanisme. L’objectif est désormais de l’étendre à l’ensemble des 26 provinces, avec une intégration progressive dans les écoles, universités, camps militaires et de police, ainsi que dans les hôpitaux. Les Cantines Communautaires doivent permettre aux ménages vulnérables d’accéder, à des prix sociaux, à des denrées essentielles telles que le maïs, le riz, la farine, l’huile de palme ou encore le sucre roux.
Pour le Chef de l’État, cette extension constitue une avancée décisive dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la spéculation sur les prix. Elle devrait également renforcer le pouvoir d’achat des ménages et soutenir les petits commerçants associés à la chaîne de distribution. « La réussite de ce projet exige le soutien sans faille de tout le gouvernement et des services publics concernés », a insisté Félix Tshisekedi lors du dernier Conseil des ministres.
Le dispositif prévoit, en plus des exonérations fiscales, des facilités portuaires et logistiques, notamment pour les importations urgentes. Le Chef de l’État a chargé plusieurs ministères clés, sous la supervision de la Primature, de veiller à la mise en œuvre rapide et intégrale de ce programme qualifié de « salutaire et novateur ».
À travers cette initiative, Félix Tshisekedi affirme vouloir traduire en actes concrets sa vision d’une gouvernance tournée vers le quotidien des citoyens. Un test majeur pour son quinquennat, et une promesse attendue par des millions de Congolais frappés de plein fouet par la crise du panier de la ménagère.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


