Une nouvelle vague de panique s’est emparée de Goma, ville touristique située dans l’est de la République démocratique du Congo, ce matin, provoquant un exode massif des déplacés des camps de Mugunga. Des affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23 dans la localité voisine de Sake, à 20 kilomètres, ont plongé la population dans l’angoisse et la paralysie.
Un exode massif et une ville au ralenti
Les quartiers périphériques de Mugunga, Ndosho, et Kyeshero ont été les premiers touchés par ce regain de tension. Les détonations d’armes lourdes ont poussé des milliers de déplacés à quitter précipitamment leurs abris pour tenter de trouver refuge en ville. “Nous avons fui les explosions, c’est devenu invivable,” témoigne une mère de famille avec ses enfants.
À Goma, la peur s’est propagée comme une traînée de poudre. Les écoles ont fermé, les rues sont désertes, et la vie quotidienne tourne au ralenti. Les forces de sécurité, débordées, peinent à rassurer une population traumatisée.
Une crise sécuritaire et humanitaire grandissante
Ces événements rappellent la fragilité de la situation dans l’est de la RDC, où des décennies de conflits ont laissé la population civile à la merci des violences. Les centres d’accueil du centre-ville, déjà saturés, peinent à accueillir les nouveaux déplacés, aggravant les risques sanitaires.
Pendant ce temps, les FARDC, sous forte pression, tentent de contenir la menace persistante du M23. Les ONG et les leaders locaux appellent à une intervention rapide de la communauté internationale pour éviter une catastrophe humanitaire.
Alors que Goma retient son souffle, les habitants espèrent désespérément un retour à la paix dans cette région meurtrie par des cycles de violence incessants.