Depuis plusieurs jours, des rumeurs persistantes agitent l’opinion publique, affirmant que le gouvernement congolais s’apprêterait à décaisser 400 millions de dollars pour financer le lancement d’un satellite en partenariat avec MonacoSAT. Une information que la cellule de communication du ministère de l’Économie numérique dément catégoriquement, dénonçant une campagne de manipulation visant à discréditer un projet stratégique pour le pays.
Selon le ministère, l’initiative est bel et bien portée par MonacoSAT, partenaire technique et financier, qui assure la totalité du financement. « Ce n’est pas l’État congolais qui sortira 400 millions USD de ses caisses », insiste la mise au point officielle. Le gouvernement n’apporte donc pas de contribution financière directe, mais assure la supervision du projet.
Autre précision importante : ce programme ne dépend pas d’un seul responsable politique. Il s’agit d’une initiative gouvernementale conjointe, coordonnée par deux ministères – celui de l’Économie numérique et celui des Postes et Télécommunications – témoignant de son importance nationale.
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Au-delà des polémiques, Kinshasa rappelle que ce projet s’inscrit dans une logique de souveraineté numérique et de modernisation. Un satellite congolais devrait permettre de renforcer la sécurité nationale, de protéger les données sensibles, de surveiller les frontières et de lutter plus efficacement contre le terrorisme et les trafics.
Sur le plan socio-économique, il ouvrira aussi la voie à une meilleure connectivité, particulièrement dans les zones rurales, au bénéfice de l’éducation, de la santé et du développement numérique. Qualifier ce chantier d’« arnaque » ou de « gouffre financier » relève donc, selon les autorités, d’une désinformation nuisible.
« La RDC ne peut pas rester spectatrice dans un monde où l’espace est devenu un levier de puissance et d’indépendance », conclut la cellule de communication, qui appelle les Congolais à s’informer à partir de sources fiables.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


