La République démocratique du Congo a officiellement lancé, ce jeudi, la 4e édition du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP). Pendant deux jours, 1.590.471 élèves de 8e année, soit en fin du cycle fondamental, prennent part à cette évaluation nationale stratégique, visant à guider leur avenir scolaire et professionnel.
Depuis l’école Révérend Kim à Kinshasa, Raïssa Malu Dinanga, ministre d’État à l’Éducation nationale et à la Nouvelle Citoyenneté, a donné le coup d’envoi des épreuves, affirmant : « Avec le TENASOSP, nous bâtissons une école de qualité, équitable et inclusive. »
Un chiffre fort marque cette édition : 47 % des candidats sont des filles, soit 749.157 élèves, une augmentation par rapport à 2024. Ce progrès illustre les efforts soutenus pour réduire les inégalités de genre dans l’éducation. « Ce test est une passerelle vers votre avenir », a lancé la ministre, saluant l’engagement des filles dans ce processus décisif.
Malgré les conflits armés dans certaines régions, notamment sous contrôle de l’AFC-M23, les épreuves ont été maintenues. Grâce au soutien de l’UNICEF, les livrets ont été acheminés jusqu’aux zones les plus reculées. « Même sous les balles, nos enfants passent leurs épreuves », a-t-elle insisté, saluant la résilience du système éducatif congolais.
À Kinshasa, 190.253 élèves, répartis dans 357 centres, participent au TENASOSP, avec une quasi-parité entre filles et garçons. Le ministre provincial Jeannot Canon Larose a souligné la montée en puissance de cette culture d’évaluation dans les milieux urbains.
Instauré en 2022, le TENASOSP s’appuie sur la loi-cadre de 2014 et ambitionne d’aligner les choix scolaires sur les compétences des élèves et les besoins économiques du pays. Plus qu’un test, c’est un levier de transformation pour une jeunesse mieux orientée, mieux formée et tournée vers un avenir solide.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


