Les citoyens congolais membres des Wazalendo montent au créneau pour dénoncer fermement les propos attribués au général ougandais Muhoozi Kainerugaba, qui aurait qualifié leur mouvement de « force négative ». Ces déclarations, intervenues après sa rencontre avec le président Félix Tshisekedi à Kinshasa, ont été jugées provocatrices et attentatoires à la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique, la coordination des Wazalendo estime que de tels propos ne sont pas anodins. Ils s’inscrivent, selon eux, dans une stratégie régionale visant à neutraliser les résistances populaires congolaises et à étouffer toute volonté d’auto-défense légitime face aux agressions extérieures.
Une réponse ferme et argumentée
Le communiqué rappelle que les Wazalendo sont des citoyens ordinaires ayant répondu à l’appel à la mobilisation nationale dans un contexte d’agressions répétées, notamment de la part de l’armée ougandaise et d’autres forces étrangères. Ils rappellent que leur engagement s’inscrit dans le strict respect de la Constitution, notamment les articles 63 et 64 qui consacrent le devoir de défense de la patrie.
Les responsables du mouvement pointent du doigt plusieurs réalités souvent ignorées : Le génocide congolais ayant causé plus de 12 millions de morts, les agressions armées subies depuis plus de 30 ans, le rôle trouble de certaines multinationales et puissances voisines, l’infiltration des institutions congolaises par des intérêts étrangers.
« La patrie ou la mort »
Pour les Wazalendo, ces attaques verbales sont en réalité motivées par la peur d’une population debout, prête à défendre sa dignité et ses ressources. « Ce qui dérange, c’est notre espoir », déclare le Dr. Amb. Doudou Mirefu, coordonnateur des Wazalendo d’Uvira. Il appelle à une prise de conscience collective et à une solidarité africaine face aux velléités néocoloniales et expansionnistes.
Les Wazalendo promettent de ne jamais baisser la garde. Convaincus que la patrie ou la mort, le peuple déterminé finit toujours par gagner.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


