Comme un refrain qui refuse de s’éteindre, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont dénoncé, ce samedi 22 novembre, la poursuite des offensives menées par les rebelles de l’AFC/M23 contre leurs positions, en totale contradiction avec les engagements pris lors des discussions de Doha et de Washington.
Devant la presse, le général-major Sylvain Ekenge a livré une communication sans détour, rappelant que « chaque jour, la coalition AFC/M23 continue d’attaquer nos positions malgré les appels à la cessation des hostilités ». Une mise au point ferme, adressée autant à l’opinion qu’aux médiateurs américains et qataris, priés de « prendre des dispositions » pour stopper cette spirale qui menace, dit-il, de pousser les FARDC à réagir « aux provocations répétées ».
Sur les collines meurtries du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la réalité dépasse les lignes des communiqués. L’avancée surprise des rebelles, il y a une semaine, jusqu’au village de Maimingi dans le territoire de Shabunda, a forcé les militaires à un repli stratégique vers Kimbili. Là, le centre de santé déborde de blessés, tandis que la société civile décrit une population prise à la gorge, poussée sur les routes dans un nouvel exode.
Au-delà du fracas des armes, une urgence se dessine : protéger les civils, menacés par une guerre qui s’étire malgré les promesses de paix. Une réalité qui rappelle, avec gravité, que les accords n’ont de poids que s’ils sont respectés par ceux qui les signent.


