Ce jour, 83 000 Congolais se trouvent réfugiés au Rwanda, en grande partie en raison des violences persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement de Kinshasa a annoncé son intention d’amorcer le rapatriement de ces réfugiés, mais souhaite d’abord vérifier l’authenticité des chiffres fournis par Kigali et certifier la nationalité des personnes concernées.
Lors d’une conférence de presse conjointe à Kinshasa, le vice-premier ministre chargé de l’intérieur et de la sécurité, Jacquemain Shabani, a précisé que plusieurs étapes, y compris l’identification des réfugiés, devront être scrutées avec soin. Ces vérifications seront effectuées à travers divers mécanismes, dont celui du comité d’accueil.
« La République du Rwanda a indiqué que 83 000 Congolais séjournent sur son sol. Ce processus nécessite que, du côté de la RDC, nous puissions identifier et certifier ces chiffres, ainsi que la nationalité de ces personnes, via les différents mécanismes, y compris le comité d’accueil. À ce jour, seulement 23 000 personnes ont été recensées comme Congolais vivant avec le statut de réfugié au Rwanda », a-t-il déclaré.
Les discussions autour du rapatriement des réfugiés congolais et rwandais font suite à une réunion tripartite entre la RDC, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Rwanda, tenue récemment à Addis-Abeba. Dans ce cadre, 532 réfugiés rwandais ont quitté le sol congolais lundi dernier, en passant par le poste frontalier de Grande Barrière, en direction du Rwanda. Cette opération, orchestrée par le HCR et les autorités de l’AFC/M23, intervient alors que cette rébellion occupe Goma depuis la fin janvier.
En mai dernier, plus de 1 700 réfugiés rwandais avaient déjà été rapatriés au Rwanda, avec l’appui du HCR et en collaboration avec l’AFC/M23.


