La capitale congolaise produit près de 15.000 tonnes de déchets par jour, soit l’équivalent d’un kilo par habitant, a alerté Jean-Claude Muissa, directeur général de la Régie de gestion des déchets (Regedek). Lors d’un déjeuner-débat organisé le mercredi par les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), il a souligné que cette production ne cesse d’augmenter avec la croissance démographique, alors que les moyens de collecte restent « largement insuffisants et inadaptés ».
Selon lui, la gestion encore majoritairement manuelle « ne résoudra jamais les problèmes », l’absence de mécanisation empêchant d’absorber ce volume croissant. M. Muissa a également dénoncé un dispositif fiscal trop faible : « La taxe provinciale sur les déchets, telle que fixée par le gouvernement de Kinshasa, ne permet pas de mobiliser les ressources nécessaires pour relever les défis de l’assainissement urbain. »
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Il plaide pour un modèle de gestion moderne et un financement durable, avertissant que, sans changement, les rues, ruelles et marchés resteront envahis d’immondices, avec des risques sanitaires majeurs et une image dégradée de la ville.
Cette rencontre, inscrite dans une série d’échanges initiés par les CMA, vise à transformer Kinshasa en une métropole propre et organisée, en passant « de la survie à une véritable politique publique d’assainissement ».


