La ville de Kinshasa, décidée à faire appliquer la mesure présidentielle interdisant l’accès des taxis-motos au centre-ville, durcit le ton. Pour la première fois, des restrictions ciblent également les tricycles, appelés « moto ya trois pneus ».
Dans un communiqué publié le lundi, le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, a détaillé les axes sur lesquels les taxis-motos devront se limiter à la dépose-reprise, sans stationnement prolongé. Sont concernés notamment l’Avenue des Huileries, l’Avenue de la Libération, le Boulevard du Commerce et l’Avenue Kasa-Vubu. Les motos privées et celles affectées aux livraisons échappent à cette réglementation.
Quant aux tricycles, leur circulation est désormais interdite sur les grands boulevards de la capitale, dont le boulevard Lumumba, le boulevard Triomphal et l’avenue de Libération. Leur usage est limité aux quartiers secondaires et aux routes communales à faible trafic, avec interdiction de transporter des marchandises dépassant les poids réglementaires ou de stationner de manière anarchique près des marchés, écoles, hôpitaux et carrefours.
Le ministère prévient que toute infraction entraînera des sanctions sévères : taxis-motos confisqués pendant 30 jours et amende de 500.000 FC, tricycles suspendus 15 jours avec amende similaire. La Division Urbaine des Transports, en collaboration avec la police et la Brigade Spéciale de Protection de l’Environnement, mènera des contrôles permanents et aléatoires sur les axes concernés.
Malgré ces restrictions, la présence des motocyclistes au centre-ville continue d’augmenter, leurs excès étant régulièrement dénoncés par les riverains et autorités municipales.


