La Première ministre congolaise Judith Suminwa tape du poing sur la table. Dans une décision saluée comme un pas vers plus de transparence, la cheffe du gouvernement a rejeté une tentative de contrat de gré à gré initiée par la CNSSAP, d’un montant de 4,8 millions de dollars, destiné à recruter un cabinet de conseil.
Dans une correspondance officielle adressée au directeur général de la CNSSAP, Junior Mata, la Première ministre a exprimé son refus catégorique d’approuver cette procédure, qu’elle juge contraire à la loi sur la passation des marchés publics.
Elle a notamment rappelé que le plan de la CNSSAP, validé par la DGCMP, prévoyait une mise en concurrence ouverte, excluant toute entente directe sans justification valable. Déterminée à rompre avec les pratiques opaques du passé, Judith Suminwa a exigé la présentation de plusieurs pièces justificatives pour évaluer la légalité de la démarche : rapport d’analyse des offres, PV d’attribution provisoire, entre autres.
Ce geste fort survient après une autre affaire controversée impliquant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, et marque un signal clair du gouvernement : l’ère des marchés douteux est révolue.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


