À Kabinda, dans la province de Lomami, une scène d’horreur s’est produite le jeudi 20 novembre 2025 : des cercueils contenant des cadavres ont été emportés par les eaux en crue de la rivière Kabondo, sortie de son lit après plusieurs jours de fortes pluies. L’incident a bouleversé la population, obligeant certains habitants à lancer des recherches pour retrouver les dépouilles et les réinhumer, tandis que d’autres, malgré leurs efforts, n’ont rien retrouvé.
Face à cette tragédie, des familles ont même exhumé volontairement des corps dans des tombes épargnées par l’inondation pour les transférer vers des lieux plus sûrs, avec l’assistance de la Croix-Rouge. Alerté, le vice-président de l’Assemblée provinciale, Hyppolite Kabango, s’est rendu sur place et a dénoncé la situation, pointant à la fois les dégâts dus à la rivière et les conflits coutumiers liés à la gestion du cimetière.
Une réunion d’urgence, regroupant le vice-gouverneur Célestin Kayembe, a conduit à l’interdiction temporaire d’inhumer au cimetière de Bunduki et à la mobilisation de l’Office des routes pour canaliser la rivière et éviter de nouvelles catastrophes.La rivière Kabondo, désormais contaminée, est désormais sous surveillance, tandis que les autorités appellent la population à ne plus utiliser son eau.
Ce drame met en lumière la fragilité des infrastructures funéraires de Kabinda, où le cimetière de Bunduki, saturé depuis 2024, peine à répondre aux besoins de la population.


