La République Démocratique du Congo a rendu, ce lundi 1er septembre 2025, un dernier hommage solennel au général-major Peter Cirimwami Nkuba et au colonel Rugabisha Alexis Lewis, tombés sur le champ de bataille face aux éléments de l’AFC-M23. La cérémonie, présidée par le président Félix Tshisekedi au Palais du Peuple, a rassemblé les plus hautes autorités politiques, militaires et civiles, dans une atmosphère empreinte de recueillement et de fierté nationale.
Touché par balles à Sake, dans l’Est du pays, en janvier dernier, le général Cirimwami, ancien gouverneur militaire de cette province en proie aux violences, est décédé à Kinshasa après son évacuation. Quant au colonel Rugabisha, commandant second de la 12ᵉ Brigade de réaction rapide, il a succombé en février à Kalehe (Sud-Kivu), lors d’affrontements avec les rebelles. Âgé de 45 ans, il incarnait une nouvelle génération d’officiers engagés dans la défense de la patrie.
En reconnaissance de leur bravoure, le chef de l’État a signé des ordonnances les élevant à titre posthume aux grades de lieutenant-général pour Peter Cirimwami et de général de brigade pour Rugabisha Alexis. Ils ont également été admis dans l’ordre national Héros nationaux Kabila-Lumumba et décorés de la croix de la bravoure militaire avec palme en bronze. « Ils sont morts arme à la main pour protéger la souveraineté de la République », a rappelé le ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, en lisant l’ordonnance présidentielle.
Dans son oraison funèbre, le lieutenant-général François Kabamba wa Kasanda, chef d’état-major adjoint chargé de l’administration et logistique, a salué la mémoire de ces deux officiers « tombés en martyrs pour que vive la nation ». Leurs dépouilles, conservées à l’Hôpital militaire du Camp Tshatshi, seront inhumées au cimetière du Repos du Soldat, dans la commune de la Nsele, dernier lieu de repos dédié aux héros de l’armée congolaise.
Par ces hommages, la RDC entend réaffirmer sa reconnaissance envers ses fils tombés sur le front et rappeler que le sacrifice des soldats restera gravé dans la mémoire collective.
Yenga Fazili wâ BIREGEYA, Correspondant en Afrique de l’Est et Centrale


