La société minière CHEMAF a annoncé ce vendredi 19 septembre 2025 son intention d’arrêter la production de cathodes de cuivre à la fin du mois de novembre 2025, faute d’accord avec un nouvel investisseur. Dans un courrier adressé à nos confrères de Radio Okapi, l’entreprise explique que malgré l’identification d’un investisseur potentiel, la transaction n’a pas obtenu les autorisations réglementaires nécessaires pour mars 2025.
Le président du conseil d’administration, Shiraz Virj, souligne que CHEMAF fera tout pour finaliser un accord, mais que l’absence d’investisseur contraindra l’entreprise à suspendre ses activités, mettant en péril les emplois de plus de 3 000 travailleurs à Lubumbashi et Kolwezi.
Face à cette situation, une délégation syndicale, actuellement à Kinshasa, poursuit les discussions avec les autorités pour débloquer le processus de vente. Juresse Lokosha, représentant syndical, reste confiant quant à une issue favorable, visant à préserver les emplois, garantir la dignité des familles et maintenir la paix sociale.
A (re) lire : Le pagne africain : Entre déclin et renaissance d’un tissu emblématique de nos cultures
Le lundi 15 septembre, la délégation a rencontré le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, pour l’informer des inquiétudes des travailleurs. À l’issue de cette rencontre, les syndicalistes se sont félicités de l’engagement du ministre à soutenir la sauvegarde des emplois menacés par le blocage de la vente de CHEMAF.


