Les agents pénitentiaires de la province de la Tshopo ont lancé un cri d’alarme face à des années d’impaiement et de précarité. En marge de la visite du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, ce samedi 8 novembre 2025, ils ont réclamé une intervention immédiate du gouvernement pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de « souffrance silencieuse ».
Certains agents disent servir depuis 2017 sans être mécanisés, d’autres depuis près d’une décennie sans toucher de salaire. Une situation qui, selon eux, fragilise non seulement leur survie mais aussi la sécurité même des détenus. Le représentant de ces derniers a d’ailleurs plaidé pour une amélioration des conditions carcérales, déplorant que certains surveillants en soient réduits à mendier.
Poursuivant sa mission, Guillaume Ngefa s’est rendu au centre de détention d’Osio, à une quinzaine de kilomètres de Kisangani, où les 70 pensionnaires ont, à leur tour, sollicité une meilleure prise en charge alimentaire. Le ministre a promis de relayer toutes ces doléances auprès du gouvernement pour des solutions durables.
Avec plus de 1 100 détenus pour une capacité de 500, la prison centrale de Kisangani illustre à elle seule l’urgence d’une réforme pénitentiaire en République démocratique du Congo.


