Réunis en Afrique du Sud, les membres du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) et du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) ont validé un guide pratique de régulation. Ce document constitue le socle technique avant l’ouverture de la Conférence internationale sur la gouvernance des plateformes numériques.
Les travaux, qui se sont achevés ce mercredi, ont été officiellement clôturés par Halimé Assadya Ali, vice-présidente du RIARC et présidente de la Haute Autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) du Tchad.
Pendant une journée et demie d’échanges intenses, les experts ont enrichi ce guide destiné à harmoniser les outils d’intervention des régulateurs. L’objectif est de répondre collectivement aux défis complexes posés par l’essor fulgurant des géants du numérique.
Dans son allocution de clôture, Halimé Assadya Ali a salué la qualité des réflexions, précisant qu’après l’étape de Praia, la rencontre de Pretoria a permis d’aboutir à un document opérationnel et structuré. Elle a rappelé l’urgence pour les instances de s’adapter aux mutations technologiques pour protéger la liberté d’expression, les droits humains et l’intégrité de l’information.
La vice-présidente a conclu en réaffirmant l’engagement du réseau à maintenir cette dynamique. Elle a également lancé un appel à l’UNESCO et aux partenaires internationaux pour que la voix de l’Afrique pèse davantage dans les discussions avec les plateformes mondiales.
L’adoption de ce guide marque une étape décisive dans la coordination africaine pour une régulation numérique plus souveraine et efficace.


