Les viaducs de N’Djamena, conçus pour désengorger la capitale tchadienne, sont aujourd’hui victimes d’une insalubrité alarmante. Témoins d’un incivisme grandissant, ces infrastructures flambant neuves se muent progressivement en zones délaissées et nauséabondes.
Du rond-point de Chagoua au Palais du 15 janvier, en passant par Dembé, Diguel ou Tacha Moussoro, les aires de repos aménagées sous ces ouvrages autrefois des refuges pour les passants sont désormais cernées par les détritus. Des ordures ménagères s’amoncellent, fruit d’un manque criant de conscience civique. Plus grave encore, certains individus n’hésitent plus à transformer ces espaces publics en véritables latrines à ciel ouvert, laissant derrière eux une odeur insoutenable qui témoigne d’un profond mépris pour le bien commun.
Cette dégradation rapide suscite l’amertume et la désolation des usagers. Ceux-ci déplorent la disparition de ces lieux de convivialité et appellent les autorités municipales à prendre des mesures urgentes pour enrayer ce phénomène.
L’incivisme et le non-respect du domaine public représentent un défi majeur pour la propreté et l’image de la capitale tchadienne, N’Djaména. Face à cette situation, des voix s’élèvent pour exiger une sensibilisation massive de la population à une plus grande responsabilité. L’objectif est de restaurer la vocation première de ces espaces et offrir, enfin, aux N’Djamenois un cadre de vie sain et accueillant, à la hauteur des ambitions de la ville.


