Dans les ruelles poussiéreuses de N’Djamena, il n’est pas rare de voir des gamins improviser des terrains de football ou de lutte. Faute d’infrastructures adaptées, les rues, les terrains vagues et même les carrefours deviennent des espaces de jeu. Pour beaucoup, ces moments de sport représentent une échappatoire, une chance de se divertir et de cultiver des talents prometteurs.
Mais cette pratique n’est pas sans risques. Les enfants évoluent souvent à proximité de routes très fréquentées, s’exposant aux accidents de circulation. La poussière et le manque d’hygiène favorisent également des problèmes de santé : maladies respiratoires ou blessures mal soignées qui peuvent s’aggraver.
À ces dangers s’ajoutent l’utilisation de matériels rudimentaires : ballons usés, chaussures trouées ou jeux à pieds nus augmentent la probabilité de blessures, parfois graves. Le manque de protection expose aussi les jeunes sportifs à des traumatismes qui pourraient compromettre leur avenir sportif.
Cette situation traduit une carence en infrastructures sportives adaptées aux enfants. Les rares terrains existants sont souvent réservés aux clubs ou insuffisants pour la forte demande. Beaucoup de familles n’ayant pas les moyens d’inscrire leurs enfants dans des centres de formation se rabattent sur la rue comme unique alternative.
Face à cette réalité, il devient urgent pour les autorités et les partenaires sociaux de développer des espaces sûrs et encadrés. La pratique du sport est un atout pour l’éducation et la santé des enfants, mais elle doit se faire dans des conditions qui garantissent leur sécurité et favorisent l’épanouissement de leurs talents.


