Réunis en assemblée générale ce samedi 28 février 2026, les enseignants de la capitale ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. Entre revendications salariales et médiation, le syndicat choisit l’apaisement pour sortir de l’impasse.
Dès l’aube, la permanence du syndicat provincial a été prise d’assaut par une foule de militants, venus s’enquérir de la suite du mouvement alors que la crise perdure. Au cœur des échanges : le sort des enseignants dont les salaires ont été suspendus par le gouvernement en réaction à la grève.
Les responsables syndicaux ont fait le point sur les tractations en cours, citant notamment des échanges avec le Médiateur de la République, Saleh Kebzabo, ainsi qu’avec le conseiller à l’éducation de la Présidence. Les grévistes maintiennent leurs exigences : la révision du chronogramme d’accords, le rétablissement immédiat des rémunérations coupées et le respect des engagements initiaux. Désormais, le syndicat affirme s’en remettre à l’arbitrage du chef de l’État pour un dénouement pacifique.
Prenant la parole, le secrétaire général provincial, Abdelkader Djibia, a exhorté ses collègues à la solidarité, particulièrement en ce mois de Ramadan. « Le salaire a un caractère sacré et ne saurait être suspendu quelles que soient les circonstances », a-t-il martelé, dénonçant au passage des pressions exercées sur certains enseignants pour signer des fiches de présence malgré l’absence de paye.
De son côté, le secrétaire général de la section revendicative a qualifié ces suspensions de « pratiques hors norme », fustigeant une atteinte aux droits fondamentaux des agents de l’État en pleine période de carême.
Après évaluation du rapport de force, l’assemblée a tranché : la grève est suspendue. Cette décision vise à donner une chance aux négociations directes avec les autorités compétentes. Tout en précisant qu’ils ne sont « les ennemis de personne », les leaders syndicaux ont remercié la société civile pour son soutien constant.
Un communiqué officiel viendra formaliser cette suspension temporaire, marquant une étape cruciale vers la reprise du dialogue social.


