La tension monte dans les rangs des professionnels de l’éducation. À travers un communiqué de presse signé ce 5 janvier 2026, le Secrétaire Général de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména, Abdelkadre Djibia, a exprimé le mécontentement croissant de la base face à l’inertie gouvernementale.
Le leader syndical dresse un constat alarmant de la situation socioéconomique actuelle, marquée par une érosion continue du pouvoir d’achat. Selon Abdelkadre Djibia, cette précarité rend insupportable la lenteur de l’application du décret n°2850, un texte pourtant qui définit le statut particulier des personnels de l’éducation et prévoit des indemnités et primes dont le chiffrage se fait toujours attendre. « La patience des enseignants a des limites, et il est impératif que les engagements pris soient respectés », a martelé le Secrétaire Général.
Face à ce qu’il qualifie de « léthargie » du Gouvernement, le SET section de N’Djaména a formulé des exigences claires : la signature immédiate du protocole d’accord afférent au décret n°2850; la levée sans délai du moratoire suspendant les autorisations d’études pour les enseignants.
Faisant sienne l’adage « celui qui veut aller loin ménage sa monture », Abdelkadre Djibia appelle ses militants à faire preuve de courage et de détermination. Tout en demandant aux enseignants de continuer à assurer normalement leurs cours dans les établissements pour le moment, il les invite à rester « vigilants et mobilisés pour les actions de grande envergure à venir ».
En dénonçant fermement le traitement réservé aux revendications légitimes du corps enseignant, le SET N’Djaména place le Gouvernement devant ses responsabilités. L’organisation syndicale exhorte chaque enseignant à rester attentif aux futures communications, rappelant que l’unité et la solidarité seront les seules armes pour défendre leur dignité et leurs droits.


