Réunis en assemblée générale ce jeudi 19 février 2026 à l’École du Centre, les membres de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) ont tranché. Malgré les tentatives de conciliation, la base a voté massivement pour la reconduction du mouvement de débrayage pour une durée de deux semaines.
Pourtant, le secrétaire général provincial, Abdelkader Djibia, a tenté d’ouvrir une brèche vers la désescalade. Il a soumis à l’assistance deux pistes de réflexion, conditionnant une éventuelle suspension de la grève à des garanties gouvernementales, notamment la publication d’un calendrier précis pour l’application du décret n°2850 relatif au statut particulier du personnel de l’éducation.
Une main tendue que les enseignants ont balayée d’un revers de main. Pour les grévistes, l’heure n’est plus aux promesses de calendrier : seule la signature effective du décret par les autorités compétentes pourra justifier un retour dans les salles de classe.
Cette détermination sans faille place désormais le gouvernement face à ses responsabilités, alors que l’impasse sociale menace de paralyser durablement le secteur éducatif dans la capitale.


