La commune du 3e arrondissement de N’Djamena apporte son plein soutien à l’opération de lutte contre les occupations anarchiques menée dans sa circonscription. Cette initiative vise à récupérer les vastes parcelles de l’État illégalement accaparées par des particuliers.
Une mission gouvernementale de haut niveau, conduite le 10 décembre par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mahamat Assilek Halata, accompagné du ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, s’est rendue sur place.
Accueillis par l’exécutif communal du 3e à leur tête le maire Ahmat Goni Tidjani, les officiels ont effectué une descente dans le quartier Sabangali pour constater l’ampleur de l’occupation illégale d’un domaine public de l’État. Les responsables ont pu mesurer de visu l’étendue des empiètements dans cette zone à vocation forestière, qui est censée rester un espace vert essentiel ou être réservée à des projets d’utilité publique.
Face à la gravité de la situation, le gouvernement a décidé de passer à l’action. Un ultimatum de deux mois a été signifié aux occupants afin qu’ils libèrent les lieux. Passé ce délai, des « mesures légales » rigoureuses seront appliquées pour la récupération de ce domaine public, a-t-on appris sur place. « Ce qui est à l’État revient à l’État », a martelé le ministre Mahamat Assilek Halata, soulignant la détermination du gouvernement.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large de lutte contre l’occupation illicite des terrains. Ce phénomène endémique est identifié comme un frein majeur au développement urbain harmonieux et compromet la concrétisation des projets structurants essentiels à l’essor de la ville de N’Djamena.


