À l’occasion de la campagne 16 jours d’activisme, la représentante de l’organisation women succès, Nome-ar Élodie, a animé un point de presse ce vendredi 09 Décembre 2022 à son siège à Ndjari dans le 8ème arrondissement municipal de la capitale.

Ce point de presse intervient dans le cadre de la campagne des seize jours d’activisme qui a démarré depuis le 25 novembre, date de la journée pour l’élimination des violences faites sur les femmes et se terminera le 10 décembre, journée des droits de l’homme.
Women Success en français ‘’Succès des Femmes’’ est un mouvement des jeunes femmes dynamiques, entreprenantes et engagées qui militent activement pour l’autonomisation de la femme, d’une part et la lutte contre les violences basées sur le genre, d’autre part.
Selon la représentante de l’organisation women succès, cette campagne est un appel à la sensibilisation sur les différentes formes de violences que subissent les femmes et les filles pour réduire les violences dont les femmes et des filles font quotidiennement face.
Elle ajoute que c’est également un moment de faire des plaidoyers à l’endroit du gouvernement, des partenaires financiers et techniques pour attirer leur attention sur les défis liées à ce sujet et les actions futures à mener.
Nome-ar Élodie affirme que l’Etat tchadien a ratifié des instruments juridiques internationaux et a fait voter au niveau national des lois qui protègent la femme contre les différentes formes de violences.
Cependant, les violences faites aux femmes, poursuit-elle, demeurent récurrentes malgré les actions des organisations de la société civile, des ONG et du gouvernement.
Il faut noter qu’au Tchad, 29% des femmes sont victimes des violences physiques, 11% des filles, victimes des violences sexuelles, 60% des femmes, victimes des violences psychologiques, 39% des filles victimes des Mutilations génitales féminines.
Au cours de son point de presse, l’Organisation women succès via sa représentante Nome-ar Élodie a formulé quelques plaidoyers à l’endroit du gouvernement.
Il s’agit de la construction d’un centre qui abritera les survivantes des VBG qui sont parfois délaissées par leurs familles, assurer un accompagnement sur leur santé physique et mentale, veiller à l’application stricte des textes condamnant les différentes formes de violences sur les femmes et de punir les auteurs et les complices de ces actes.