Ce 19 juin 2025, les transporteurs urbains de N’Djaména ont lancé une grève sèche qui paralyse la capitale, témoignant ainsi d’un ras-le-bol légitime face à la souffrance croissante du peuple tchadien. La hausse incessante du prix du carburant, l’état désastreux des routes et un coût de la vie devenu insoutenable plongent les Tchadiens dans une précarité alarmante.
Le Tchad, riche en ressources pétrolières depuis plus de deux décennies, semble être un paradoxe. Les richesses générées par le pétrole n’ont jamais profité à la population. Où est passé cet argent ? Les villas luxueuses bâties par une élite au pouvoir et les équipements militaires sophistiqués pour réprimer toute contestation en témoignent éloquemment. Pendant ce temps, le peuple peine à trouver sa place dans un système qui lui est totalement étranger.
La coalition Wakit Tamma, section politique, dénonce depuis longtemps ces politiques antisociales imposées par un régime déconnecté des réalités quotidiennes des citoyens. Selon Zakaria Adam, coordonnateur national de cette coalition, « cette grève révèle l’échec d’un système centré sur les intérêts d’une minorité au détriment de la majorité ». Le silence du ministère des Transports face à cette crise n’est pas un oubli ; c’est plutôt un mépris manifeste pour les difficultés rencontrées par les Tchadiens.
Wakit Tamma appelle tous les citoyens à rester mobilisés et solidaires avec les transporteurs en lutte. « Le changement ne viendra pas d’un pouvoir qui écrase, mais d’un peuple qui se lève », a affirmé Adam. Dans ce contexte tendu, le message est clair : trop c’est trop. La lutte pour la dignité et le respect des droits fondamentaux continue.
Le combat ne fait que commencer et Wakit Tamma Section Politique reste aux côtés de ceux qui souffrent dans cette quête d’un avenir meilleur pour tous.


