Pour sa toute première participation à une Conférence des Parties (COP), la Commune de N’Djamena a marqué les esprits à Belém, au Brésil, en organisant un événement parallèle très suivi au Pavillon de la Francophonie.
Centré sur le thème « N’Djamena, ville résiliente : transformer les défis climatiques, migratoires et sécuritaires en opportunités pour un développement durable », cet événement a permis à la capitale tchadienne d’afficher ses priorités et de chercher de nouveaux partenariats.
Le Maire de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye, a dévoilé la feuille de route stratégique 2025–2027. Ce plan d’action vise à positionner la ville comme un modèle de transition écologique dans la région sahélienne.
Les axes prioritaires sont :
- La gestion proactive des inondations.
- Le reboisement, notamment via l’initiative citoyenne « Un N’Djaménois, un arbre ».
- Le développement de l’énergie solaire.
- L’assainissement urbain généralisé.
Le panel a rassemblé des experts de haut niveau issus d’institutions financières et de développement, témoignant de l’intérêt international pour l’initiative. Parmi les intervenants figuraient notamment le Dr Al Hamdou Dorsouma, Chef de division Climat et Croissance verte à la Banque Africaine de Développement (BAD), le Dr Issa Bado, Spécialiste de programmes à l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), Mme Saliha Dobardzic, Responsable de l’Unité de Programmation et d’Innovation de l’Adaptation Fund, Mme Aissatou Oumarou, Représentante de l’Association des Femmes Peules et Peuples Autochtones du Tchad (AFPAT).
Les débats ont non seulement mis en lumière la résilience des populations face aux multiples défis climatiques et sécuritaires, mais ont aussi souligné le rôle moteur des femmes, des jeunes et de la société civile dans la transition durable.
L’initiative a reçu un soutien concret, notamment de M. Jean Paterne Megne Ekoga, Vice-Président de la BDEAC, qui a exprimé sa volonté d’accompagner la mise en œuvre de projets durables. Enfin, le Maire Senoussi Hassana Abdoulaye a insisté : « Investir à N’Djamena, c’est investir dans la stabilité du Sahel et dans un futur durable pour tous. » Ce premier coup d’éclat à la COP ouvre de nouvelles perspectives de coopération et de financement climatique pour le Tchad et la sous-région.


