L’Assemblée générale de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs Africains (AOMA) s’est achevée ce vendredi 5 décembre à Luanda, marquée par un vif débat sur le rapport général et une compétition serrée pour l’organisation de la prochaine rencontre en 2027.
Les discussions ont monopolisé la soirée, se concentrant principalement sur le rapport général. Après l’adoption des rapports régionaux (Afrique du Sud, Centrale, Australe et de l’Ouest), c’est l’intervention du Médiateur de la République du Tchad, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo, qui a fait basculer les débats.
L’Ambassadeur Kebzabo a soulevé « d’importantes observations de fond et de forme », allant jusqu’à appeler l’Assemblée à rejeter le document. Il a notamment pointé des incohérences et contradictions entre les versions française, anglaise et portugaise.
Prenant acte de ces remarques, la Présidente de l’AOMA, Dr Rocha Araújo, a officiellement rejeté le rapport général. Bien qu’apprécié sur le fond, le document sera révisé pour harmoniser ses versions linguistiques avant une nouvelle présentation lors de la prochaine Assemblée générale.
La Présidente de l’AOMA a ensuite rendu un hommage appuyé au Médiateur tchadien, lui remettant un certificat de participation active et un cadeau symbolique, saluant son « rôle constructif » au sein de la délégation. En retour, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo a offert un présent à Dr Rocha Araújo, reconnaissant son engagement à « l’unification des Ombudsmans et Médiateurs africains ».
À l’issue de cette session, l’enjeu principal réside dans le choix du pays hôte pour la 9ᵉ Assemblée Générale de l’AOMA en 2027. Deux candidats sont en lice : les Seychelles et le Tchad. Les deux nations ont présenté des options conditionnelles. La décision finale reste en suspens et sera annoncée après des consultations entre les Médiateurs seychellois et tchadien et leurs hautes autorités respectives.


