La Bibliothèque Nationale du Tchad aura vibré tout au long de la 9e édition du Mois du Livre et de la Lecture, ouverte le 6 novembre et clôturée ce samedi 29 novembre 2025. Sous le thème évocateur « Écrire pour raconter le Tchad autrement », cette manifestation littéraire a rappelé, avec l’insistance des choses essentielles, que le livre demeure un outil d’unité, de transmission et d’enracinement social.
Le thème de cette année a créé un véritable frémissement : auteurs, éditeurs, enseignants et lecteurs ont été invités à replonger dans les récits fondateurs qui sculptent l’identité tchadienne. L’objectif ? Libérer des voix neuves, encourager des perspectives audacieuses et redonner souffle aux figures et héritages culturels parfois relégués aux marges du grand récit national.Selon les organisateurs, cette édition se voulait pédagogique, culturelle et citoyenne, véritable passerelle entre mémoire, création et conscience collective.
Le coordinateur général de la Maison des patrimoines culturels du Tchad, Saleh Mahamat Ahmat, n’a pas caché sa satisfaction : « Nous nous réjouissons de l’organisation réussie des séances de lectures publiques dans les nombreux établissements scolaires de N’Djaména et des provinces », a-t-il déclaré, soulignant l’enthousiasme suscité par cette immersion littéraire.
La clôture, quant à elle, a réuni plusieurs personnalités, témoignant de l’engagement de l’État envers la culture. Le Ministre de la Culture, Abakar Rozzi Teguil, représenté par Boukar Michel, Ministre des Communications, de l’Économie Numérique et de la Digitalisation de l’Administration, a rappelé le rôle vital de la littérature : « Continuons de faire du livre un instrument de transformation, un vecteur de paix, de savoir et d’unité nationale. »
Un message sobre mais lourd de sens, en écho à l’ambition de replacer la culture au cœur du développement tchadien. Bien plus qu’une exposition, le Mois du Livre s’est déployé dans plusieurs provinces avec une programmation dense et inclusive : Séances de lecture publique dans écoles et espaces communautaires ; Ateliers d’écriture animés par des auteurs tchadiens reconnus ; Expositions-ventes proposées par les maisons d’édition locales ; Expositions temporaires au Musée national ; Cafés littéraires et rencontres d’auteurs ; Concours d’écriture pour jeunes et adultes.
Moment phare : la remise des prix littéraires, consacrant des œuvres qui capturent l’esprit du thème et osent raconter le Tchad autrement. Les lauréats, salués par une assemblée conquise, deviennent les porte-flambeaux d’une nouvelle respiration littéraire, appelés à inspirer une génération qui veut se réapproprier son récit.
La 9e édition du Mois du Livre à N’Djaména s’impose ainsi comme un rendez-vous incontournable, où le livre se révèle plus qu’un objet : un levier de dialogue, un pont de cohésion et un chantier ouvert pour bâtir un avenir commun, écrit à plusieurs mains.


