Réunis à l’occasion de la 30e Conférence des Parties (COP30) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Belém (Brésil), le Gouvernement Tchadien représenté par le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable Hassan Bakhit Djamous et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) représenté par Andrew HARPER, Conseiller Spécial pour l’action climatique du Haut-
Le Ministre de l’Environnement de la Pèche
Commissaire pour les réfugiés
ont signé un Accord de Coopération pour la Mobilisation des Financements Climatiques.
Cet accord renouvelle leur engagement à agir conjointement face aux impacts croisés du changement climatique et des déplacements forcés, reconnaissant le rôle central du financement climatique comme réponse à ces défis.
Le Tchad, qui accueille depuis plus de vingt ans des réfugiés fuyant les conflits des pays voisins, fait face à une situation humanitaire et environnementale critique. Avec plus de 1,46 million de réfugiés vivant principalement dans les provinces orientales, les effets du dérèglement climatique sont manifestes : désertification, raréfaction de l’eau et dégradation des sols. Ces phénomènes exacerbent les pressions sur les ressources naturelles et impactent la cohésion sociale entre les communautés.
Les parties rappellent que ce contexte appelle une réponse structurée, ancrée dans la solidarité internationale et la justice climatique. L’accord formalise les modalités de cette coopération essentielle :
– Mandat Officiel : Le Gouvernement du Tchad mandate officiellement le HCR pour l’appuyer dans la mobilisation de financements climatiques internationaux. Cet effort se concentrera notamment auprès du Fonds vert pour le climat, du Fonds d’adaptation, du Fonds pour l’environnement mondial et d’autres mécanismes pertinents.
– Appui Technique : Le HCR fournira son appui technique, stratégique et institutionnel afin d’accompagner le Tchad dans la conception de projets. Ces projets devront intégrer la résilience climatique, la protection de l’environnement et l’inclusion des communautés réfugiées et hôtes.
– Renforcement des Capacités : Ensemble, les deux parties travailleront à renforcer les capacités nationales et à faciliter l’accès aux financements climatiques, s’inscrivant dans une logique de co-construction et d’appropriation durable.
Cet accord reflète la conviction que la réponse aux crises humanitaires ne peut être dissociée de l’action climatique et s’inscrit dans la vision partagée d’un avenir résilient et harmonieux pour les populations vivant dans les zones les plus vulnérables du Tchad.


