Dans un communiqué publié le 19 mars 2026, l’Alliance des États du Sahel (AES) a exprimé sa « vive indignation » à la suite d’une résolution du Parlement européen concernant la « détention arbitraire » de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.
Signé par le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l’AES et chef de l’État burkinabè, le document dénonce une « ingérence grave, concertée et délibérée » dans les affaires intérieures du Niger.
L’AES accuse l’institution européenne de faire preuve de « sélectivité » et d’« hypocrisie ». Selon la Confédération, la situation de Mohamed Bazoum est dénoncée sous couvert d’une « prétendue humanité », tandis que d’autres violations présumées du droit international dans la région seraient passées sous silence. Elle cite notamment les assassinats ciblés et la persistance d’une crise sécuritaire marquée par des attaques contre les populations civiles.
Le communiqué critique également ce qu’il qualifie de « paternalisme rétrograde », qu’il associe à des intérêts économiques et géostratégiques occidentaux. Pour l’AES, cette prise de position du Parlement européen apparaît en décalage avec la nouvelle dynamique politique, économique et sociale engagée dans l’espace sahélien, et ne saurait en influencer l’évolution.
En conclusion, la Confédération affirme qu’elle n’a « ni injonctions ni leçons de gouvernance à recevoir », invitant les acteurs concernés à se concentrer sur leurs propres défis internes.
Pour rappel, Mohamed Bazoum est détenu depuis le coup d’État militaire du 23 juillet 2023. Ses proches dénoncent régulièrement ses conditions de détention et continuent de réclamer sa libération.


