Un atelier sur les pratiques préjudiciables liées aux violences basées sur le genre (VBG) s’est tenu les 14 et 15 octobre 2025 à Bagasola, dans la province du Lac. Organisé par Oxfam, en partenariat avec l’APLFT et la Délégation provinciale de la Femme et de la Protection de la Petite Enfance du Lac, cet atelier vise à contribuer à la réduction des VBG et à la prévention contre les abus et exploitations sexuelles.
Le sous-préfet de Kaya, Ali Abderamane Mbodou, a souligné que ces pratiques préjudiciables, souvent justifiées par des traditions ou des croyances, ne doivent plus être tolérées et constituent un frein à notre développement collectif et à la cohésion sociale. Youssouf Yana Mohomodou, responsable terrain d’Oxfam, a salué la présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses à cet atelier.
Les facilitateurs Franklin Mbaissessem Beinde, Nenoudji Flora et Dabtar Christian ont présenté les différents modules, notamment les textes juridiques fondamentaux internationaux, régionaux et nationaux qui luttent contre les VBG. Les échanges en plénière ont été riches et intenses, permettant aux participants d’identifier les causes profondes des violences basées sur le genre.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment :
- Le renforcement des campagnes de sensibilisation à tous les niveaux
- L’implication accrue des leaders religieux et communautaires
- L’application effective des textes juridiques existants
- La prise de conscience des femmes elles-mêmes
- La prise en charge adéquate des victimes de VBG
- L’insertion socio-économique des survivantes à travers des Activités Génératrices de Revenus (AGR)
Les discussions ont mis en lumière plusieurs réalités vécues dans les communautés, notamment les mariages précoces, les mutilations génitales féminines, le déni d’éducation pour les filles, la stigmatisation des survivantes de violences, entre autres pratiques portant atteinte à la dignité humaine.


