À Kinasserom, dans la province du Lac, le sous-préfet de la localité, Abakar Moussa Ousmane, vient d’illustrer son engagement par un geste fort : au-delà de ses fonctions régaliennes, il a choisi de dispenser des cours de mathématiques au Collège d’Enseignement Général (CEG) de la ville.
Face au déficit criant d’enseignants, particulièrement dans les séries scientifiques, cette initiative témoigne d’un sens aigu de la responsabilité sociale. En franchissant le seuil des classes, le représentant de l’État ne se contente plus de diriger ; il s’implique directement dans la formation d’une jeunesse qu’il considère comme le moteur du développement durable.
Malgré un agenda administratif chargé, Abakar Moussa Ousmane consacre une partie de son temps aux élèves. Au tableau, il ne transmet pas seulement des formules mathématiques, mais insuffle également des valeurs de rigueur et de persévérance. Pour les collégiens, voir leur premier responsable administratif endosser le rôle de professeur est une source de motivation inédite, prouvant que le service public s’exerce aussi par l’exemple.
Cette démarche a été saluée avec enthousiasme par le corps enseignant et les parents d’élèves, qui y voient un acte de patriotisme concret. Elle scelle une collaboration étroite entre l’autorité territoriale et le secteur éducatif, au profit direct de la communauté locale.
L’initiative du sous-préfet de Kinasserom résonne bien au-delà des frontières de sa circonscription. Elle rappelle que chaque cadre de l’administration, fort de ses compétences techniques, peut contribuer à l’édifice national dans des secteurs stratégiques.
En offrant son savoir, Abakar Moussa Ousmane démontre que le véritable leadership ne réside pas uniquement dans le commandement, mais dans la capacité à servir et à agir concrètement pour le bien commun.


