Ciudad de la Paz est devenue officiellement la nouvelle capitale de la Guinée équatoriale à la suite d’un décret présidentiel publié le 3 janvier. Ce changement vise à désengorger Malabo, la capitale historique, et à promouvoir un développement plus équilibré du territoire national ainsi qu’une meilleure répartition des services publics.
Située au cœur de la forêt équatoriale, Ciudad de la Paz se distingue par ses deux tours modernes, un palais présidentiel et des immeubles en construction. Ce projet, lancé en 2008 à l’initiative du président Teodoro Obiang, au pouvoir depuis 47 ans, répond à un besoin stratégique : rapprocher l’État de la population. Malabo, enclavée sur l’île de Bioko, n’est accessible que par avion ou bateau, ce qui pose des difficultés pour une population en croissance et une économie centrée sur le continent, notamment à Bata, la capitale économique.
Anciennement connue sous le nom d’Oyala, Ciudad de la Paz, qui signifie « Ville de la paix », ambitionne de devenir une métropole moderne capable d’accueillir 200 000 habitants et d’abriter toutes les institutions gouvernementales. Bien que la ville dispose déjà d’infrastructures essentielles comme une université et un hôpital, sa population et son dynamisme restent limités. Le décret présidentiel prévoit le transfert des services publics vers cette nouvelle capitale dans un délai d’un an, un calendrier qui suscite de nombreuses interrogations.
Le financement de la construction de Ciudad de la Paz repose principalement sur les revenus pétroliers de la Guinée équatoriale. En 2016, le coût des travaux avait déjà absorbé près de la moitié du budget national, soulevant des préoccupations quant à la viabilité économique de ce projet ambitieux.


